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Le photographe cet AAPSE

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Le photographe cet AAPSE

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(Artiste / Artisan / Prestataire de Service / Entrepreneur auxquels on peut allègrement rajouter comptable, webmaster à ses heures etc etc)

Ca y est, je sors enfin la tête de mes démarches juridiques et j’ai monté mon statut (une SASU mais ça fera l’objet d’un autre article). Statut qui m’a causé quelques cheveux blanc parce que j’ai dû choisir entre tel ou tel statut avec telle ou telle fiscalité, qui permet de faire telle chose mais pas celle là. Un casse tête. J’ai eu l’impression de retourner à mes 13 ans quand on me demandait de choisir mon orientation… je n’en savais juste rien. Mais cela m’a aussi rappelé les étapes de ma vie étudiante ou l’on m’a demandé à peu près toutes les deux heures quelle était ma spécialité. Je n’en avais pas, et si je suis très honnête avec vous je n’en ai toujours pas. Ou plutôt mon expertise est la photographie, c’est tout. Si j’éprouve le besoin de faire cette petite mise au point, c’est que je suis aujourd’hui plus à l’aise avec ma pratique et avec mes choix, ce qui, pendant toute ma construction en tant que photographe, n’était pas réellement le cas.

1 – Il y a autant de statuts que de photographes

La photographie est une discipline extrêmement variée. Portrait, paysage, architecture, mariage, corpo, naissances… Et là-dedans nous avons bien sûr chacun nos préférences, un type de photographie que nous aimons faire et pour laquelle nous voudrions être reconnu (je pars du principe qu’une photo existe parce qu’on veut qu’elle soit vue, mais ça c’est un autre débat). Si l’on s’en tient aux seules questions juridiques, on peut être auteur, et vendre des œuvres (Agessa, Maison des artistes) , ou bien prestataire de service (auto-entrepreneur, le plus récent mais pas propre à la photographie) ou bien encore artisan (possédant traditionnellement une boutique, vendant des produits liés à la photographie comme des pellicule ou du papier).

Ces différences juridiques étaient cohérentes il y a 50 ans de cela, avec notamment, la façon dont la photographie était enseignée. C’était avant tout un métier technique, et le jeune photographe partait en apprentissage pour achever ses études avant de se lancer à son compte. Mais les mutations du métiers ont été telles, qu’il a fallu se réinventer. Pourtant, cette réalité a encore aujourd’hui un réel impact sur la profession et cela engendre des conflits internes. La photographie a fait son entrée dans les écoles d’art et les différences de conception sont palpables entre une génération qui a dû changer toute son activité, une génération pour qui la photographie est devenue intellectuelle, et le monde entier qui consomme de l’image comme jamais.

 

2 – Et la reconnaissance là-dedans?

Si l’on regarde la réalité. Combien d’entre nous sommes reconnu pour la photographie que nous aimons le plus pratiquer ? Quand je parle de reconnaissance, elle correspond au meilleurs qui puisse vous arriver, être exposé, être publié dans une grande revue, être appelé pour telle ou telle marque de mode, mettez y ce que vous voulez tant que cela implique que l’on vienne vous chercher. Globalement, nous devons à peu près tous nous vêtir, manger et nous loger. Cette réalité nous fait exercer notre savoir-faire comme une prestation de service. Et que cela soit clair, nous le faisons TOUS !

Un photographe artiste qui fait des workshops ou travaille pour la presse, un photographe animalier qui fait des mariages etc etc … Or il y a cette idée latente qu’il y a là-dedans une partie noble, et une partie « roturière ». L’une est faite pour s’épanouir et l’autre pour se nourrir. Franchement, je trouve cela parfaitement absurde. Déjà parce que c’est source de division entre les photographes. L’artiste regarde le photographe de mariage avec un peu de mépris (il a appris aux beaux-arts qu’il était le futur artiste du siècle c’est pour ça, c’est juste que le monde ne le sait pas encore, quitte à crever la dalle), le technicien regarde les artistes comme des gens incapable de prendre un photo nette (et il passe son temps a obtenir la photo la plus nette possible de son ptit chat avec autant d ‘émotion qu’une huitre), et j’en passe. Je pense qu’ humainement parlant ce n’est pas tenable.

3 – Vers une nouvelle photographie?

Pour prendre mon propre exemple : Je me suis décidé à monter mon activité en travaillant spécifiquement avec les entreprises. J’ai énormément travaillé sur la communication et l’image que je voulais donner. Et j’ai cet inconfort à y intégrer ma pratique artistique, plus étrange, plus transgressive. Et je lutte. Parce que j’ai été conditionnée à faire des choix absurdes. A certains moments de la vie la nécessité reprends le dessus et je ne veux pas vivre cela comme un boulet. J’ai choisi d’être photographe mais cela ne veut pas dire que je dois souffrir à chaque fois que je gagne de l’argent parce que je mets mon savoir-faire au service des entreprises, pas plus que j’attends d’avoir utilisé tout mon argent mis dans mes projets perso financés par mes propres moyens mais pas rémunéré (parce que gagner de l’argent avec son art c’est un peu pêché, l’artiste souffre un point c’est tout).

Je pense que les photographes ont tout à gagner à se présenter de la façon la plus complète possible. Je ne souhaite pas avoir à cacher à mes clients ce que je fais de crainte qu’ils ne me trouvent bizarre, ni à regarder le bout de mes chaussure en expliquant à un artiste ce que je fais (et pas « ce que je fais pour vivre » ce que je fais tout court), ça ne m’enlève pas un bout de cerveau, au contraire. Puis parce qu’intégrer ces deux aspects n’est pas contradictoire. Au contraire, cela permet une réelle cohérence psychologique et économique. Expliquer à la personne qui vous paie que cet argent va permettre de traiter de tel ou tel sujet qui vous tient à coeur est extrêmement valorisant. Les gens veulent savoir où ils mettent leur argent et c’est bien normal, mais c’est avant tout la possibilité de parler de notre métier autrement. Si l’on fait cela, le client sera moins tenté de négocier le moindre centime et nous nous sentirons plus légitime à poser nos limites.

C’est à vous Maintenant, j’aimerais clore cet article en vous posant la question à vous. Est-ce que vous vous reconnaissez dans ce portrait et comment est-ce que vous le gérez ?

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